Le Centre Méditerranéen d’Etudes Juridiques et Judiciaires, en partenariat avec le Master des professions juridiques et judiciaires et transformations économiques et numériques, a organisé dans la ville de Tanger un séminaire de formation sous le thème «Les droits de l’homme entre théorie et pratique pendant l’enquête et le procès» consacré à l’examen des questions relatives aux droits de l’homme lors des étapes d’enquête et de procès.

Le séminaire a connu la présence d’une élite d’experts juridiques, dont le Dr Souad Hamidi, professeur de droit pénal à l’Université de Tanger, qui a discuté de l’équilibre entre le droit de l’accusé à un procès équitable et le droit de l’État d’imposer une sanction.

Il a également souligné l’importance du respect du droit de l’accusé au silence comme principe fondamental pour parvenir à un procès équitable, et a abordé la question de l’indemnisation des erreurs judiciaires, soulignant la nécessité d’améliorer les mécanismes d’indemnisation pour renforcer la justice corrective. Il a également abordé les aspects juridiques et éthiques de la reconstitution de crimes et son impact sur les droits des accusés et des victimes.
Dr Khaled Bentarki, professeur à la Faculté de Droit de Tanger, est intervenu sur les défis auxquels est confrontée la protection des droits de l’homme lors des enquêtes, soulignant l’absence de certains contrôles nécessaires pour garantir les droits de toutes les parties. Il a appelé à moderniser les politiques judiciaires pour se conformer aux normes internationales et renforcer la protection des droits fondamentaux.
Cette séance formative a représenté une riche opportunité d’échange de points de vue et d’expériences, insistant sur la nécessité de parvenir à un équilibre entre la justice pénale et le respect des droits de l’homme. Les participants ont également parlé de l’importance de ces réunions pour former les professionnels du droit et sensibiliser aux derniers développements dans le domaine des droits de l’homme et du système judiciaire.
Ces discussions constituent une étape avancée vers le renforcement d’un système judiciaire marocain qui parvient à un équilibre entre la protection des droits des individus et la garantie de l’État de droit.


























