Au moment où Tanger s’apprête à accueillir des événements sportifs mondiaux, dont la Coupe d’Afrique et la coupe du Monde, la municipalité de Tanger continue de diffuser la pire image possible de la ville : une ville qui tue tranquillement ses chiens errants, se décharge de ses obligations légales et ignorer la volonté de son propre conseil communal.
Plusieurs critiques ont été formulées suite à la scène du spectacle du massacre des chiens et la mise de leurs cadavres dans les bennes destinées à faire usage de poubelles urbaines. Vendredi soir, la place du 9 avril, également appelée «Souk Barra » à Tanger, a été le théâtre d’une grande mise en scène de barbarie qui a provoqué un grand émoi parmi les résidents et les passants, avec l’abattage de plusieurs chiens errants devant tout le monde, y compris des enfants. Le mise aléatoire des cadavres des chiens dans des conteneurs à ordures a amplifié la scène « choquante », provoquant l’indignation des citoyens et des associations de protection des animaux. Bien que la communauté de Tanger soit de plus en plus concernée par cette approche « inhumaine » de la prise en charge des chiens errants, l’opération semble continuer, ce qui renforce les protestations des habitants. Ainsi, de plus en plus de groupes de défense des droits de l’homme et du bien-être animal se mobilisent. Un grand nombre de militants et d’associations avait travaillé sur le projet destiné à la construction d’un refuge spécial pour les animaux errants, et qui devait être une alternative civilisée et humanitaire pour éviter tels massacres. D’après cette polémique, la question la plus cruciale reste : ces processus seront -ils interrompus après la vague de mécontentement ou poursuivis malgré les appels à des solutions alternatives respectueuses des droits des animaux ?
Les autorités de Tanger sont en train de commettre une nouvelle erreur qui s’ajoute à leur longue liste d’échecs. Plutôt que de faire la démonstration d’une ville moderne qui cherche des solutions novatrices et humaines à ses problèmes, elles utilisent leur méthodes traditionnelles d’élimination des chiens, comme elles l’ont fait auparavant lors du « Mondialito », dans une démonstration évidente de cruauté et d’abus.
Le journal de Tanger s’est approché de l’association Mouvement des Jeunes Verts pour mieux comprendre, cette association qui avait fait, il y a quelques mois, une pétition historique soumise au conseil communal de Tanger, interdisant l’abattage des chiens errants et favorisant des solutions humaines comme les programmes de stérilisation et de vaccination. Cependant, cette décision semble avoir été ignorée, car la municipalité a décidé de renoncer à ses engagements et de procéder à des opérations d’extermination massive des chiens sous prétexte de « préparer la Coupe du Monde ». Sachant que dans une précédente Édition de notre Journal, on avait publié le projet de construction d’un refuge pour chien, dont l’idée et le budget étaient bien accordés par la Commune. Où est ce projet et où est ce budget ?? La question reste ouverte.
Pour rappel, la gestion des chiens errants avait évolué les dernières années et qu’en 2019, suite à une convention signée entre le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Santé, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et l’Ordre national des vétérinaires, préconisant la méthode CNVR (Capture, Stérilisation, Vaccination, Relâchement) pour contrôler la population canine errante !!
La ville de Tanger, qui ne parvient pas à gérer les transports publics et à construire des infrastructures dignes d’une ville de l’envergure de Tanger, n’a trouvé que les chiens pour démontrer sa « capacité». C’est là leur unique « réussite » : assassinats des créatures innocentes, sans aucune compassion ni pitié.
Ces pratiques ne reflètent rien d’autre que des politiques improvisées visant à apaiser temporairement les critiques, sans considération pour des solutions durables et globales. Tanger, cette ville dont les habitants rêvaient qu’elle devienne une icône mondiale, est aujourd’hui humiliée par des responsables qui ne voient pas au-delà de la durée limitée de leurs mandats.
Ces massacres barbares ne constituent pas seulement une violation des lois nationales, mais aussi un crime moral contre l’humanité. En tant que mouvement civil et écologique, nous affirmons que nous ne resterons pas silencieux. Nous combattrons cette politique sanglante en dénonçant les pratiques de la municipalité à tous les niveaux, tant au niveau local qu’international.


























