Le centre hospitalier universitaire (CHU) Mohammed VI connais chaque jour de nombreux cas humanitaires qui nécessitent une attention particulière, notamment lorsqu’il s’agit d’enfants et de nourrissons appartenant à la couche vulnérable de la société.
Le journal de Tanger a constaté de près un cas similaire d’un père qui avait amené son fils nourrisson, âgé à peine de quelques mois, à l’hôpital pour y être soigné, pour ensuite se retrouver confronté à la misérable réalité des hôpitaux publics marocains, où une déclaration du père a été recueillie par notre journal.
Le père du nourrisson déclare au micro du Journal de Tanger : « Mon fils a été envoyé de l’hôpital Sania Ramel à l’hôpital universitaire Mohammed VI de Tanger en ambulance afin de suivre son traitement dans une unité spéciale de la cancérologie des nourrissons ».
Ajoutant : « Au début, son état était stable, voire légèrement amélioré, mais après le départ du médecin qui supervisait son cas en raison de ses vacances annuelles, mon fils a été transféré dans une deuxième unité (salle 8), où il a été négligé et n’est plus reçu sa dose quotidienne de médicaments contre le cancer jusqu’à quelques jours plus tard. Ainsi son petit corps a montré des signes d’effondrement. Vous pouvez imaginer un bébé de 7 mois dont le poids ne dépasse pas 3 kilogrammes. Après avoir commencé à s’améliorer, son état s’est encore aggravé et le cancer s’est propagé pour ravager son petit corps ».
Il continue : « J’espère que les autorités ou toute partie responsable prêtera attention à cette situation humanitaire difficile, pour sauver le nourrisson et m’aider à réduire les nombreuses dépenses de traitement, de transport et de logement, d’autant plus que nous vivons à des centaines de kilomètres précisément à Issaguen (province d’Hoceima) ».
































